C’est du Lucie Lapointe!

C’est du Lucie Lapointe! - Colarie

Ce que j’aime des marchés, c’est la spontanéité des rencontres. Rien n’est prévu, rien n’est forcé. Les gens arrivent, regardent, sourient… et parfois, il se passe quelque chose de magique.

Dès mes premières participations, j’ai remarqué un détail qui me faisait toujours sourire : plusieurs reconnaissaient mes couleurs avant même de voir mon nom. Ils s’arrêtaient devant mes serviettes et disaient, presque comme une évidence :

« C’est du Lucie Lapointe, ça. »

Et quand je leur répondais que oui, c’était bien moi, leurs réactions étaient délicieuses.  « Je vous connais, ma tante a un tableau de vous »,  « Mes parents ont une de vos œuvres à la maison » Comme si, tout à coup, ils reliaient une image qu’ils aiment à une personne bien réelle.

Ces échanges me touchent chaque fois. Ils me rappellent que mon style vit dans la mémoire des gens, que mes couleurs leur parlent, que mes paysages réveillent quelque chose de doux, de familier.

Je pense aussi à cette jeune femme qui avait reçu une de mes toiles pour ses 40 ans. Elle m’a confié qu’elle déjeunait chaque matin avec cette œuvre devant elle, comme un petit rituel qui lui fait du bien. La voir si heureuse de rencontrer enfin la personne derrière ce tableau m’a profondément émue.

Et puis il y a cette professeure qui parle de mon travail à ses élèves, qui leur raconte l’artiste que je suis et ce que mes œuvres évoquent. Ce genre de geste me touche droit au cœur.

Ce sont ces moments-là qui donnent tout leur sens à ma présence dans les marchés.  Des liens qui se tissent sans qu’on les voie venir.

Et chaque fois, je repars le cœur rempli en me disant simplement :  Merci la vie.

Page suivante